Les projets de transformation majeure requièrent un changement relationnel et comportemental au sein des entreprises. La pérennité de ces projets repose sur une autre éthique de la relation entre les différents acteurs qu’ils soient hiérarchiques ou fonctionnels. Trop de projets partent sur les chapeaux de roue entrainés par le désir d’aller de l’avant, par l’attrait des espoirs suscités, trop de projets fléchissent et périclitent au fil du temps parce que le sentiment d’avoir donné sans retour est trop fort.

Il faut donc prendre en compte le facteur « reconnaissance » comme la clé de voute de ces projets, de la même façon que les clés de voute font tenir les édifices architecturaux depuis 15 siècles !

Le management participatif n’est pas une mode, ni un artifice, ce n’est pas un style non plus. C’est une façon de penser, une manière de mettre les acteurs opérationnels, ceux qui créent la valeur ajoutée à chaque instant, au centre du dispositif de pilotage et d’amélioration continue. Ces acteurs qui sont à la fois sujets et victimes de l’organisation mise en place ; qui sont les chênes et les roseaux de la performance.

La reconnaissance transforme un chêne (rigide, massif, inébranlable) en roseau (flexible, souple, ajustable). La reconnaissance donne de l’importance à celui qui la reçoit, elle fait de lui le centre de gravité du système et le nourrit d’une force telle que les changements les plus improbables peuvent voir le jour.

La reconnaissance, ce n’est pas une main serrée et un sourire de temps en temps, une petite prime par ci par là. C’est la conséquence d’un sentiment ancré chez celui qui en bénéficie d’une véritable considération, d’un respect réel et d’une importance certaine. C’est aussi le bénéfice personnel qu’il en retire par la rétribution réelle de son rôle et de sa contribution.

L’équité est un mot désuet souvent confondu avec l’égalité. Le partage égal des résultats n’est pas équitable, car dans l’équité il y a la valeur de la contribution. Un ouvrier n’attend pas un salaire égal mais un salaire équitable. Pour apprécier cette « équité », il faut de l’intégrité. Le management se doit d’être intègre et apprécier à leur juste valeur les contributions respectives. Ce sont là 2 valeurs essentielles à la pérennité du management participatif.

NARTREBEKIN Elios