L’usine du futur, faite de robotisation massive, d’automatisation, de connectivité, et d’une part d’inconnu, va-t-elle reléguer la Total Productive Maintenance née en 1970 sur les étagères du musée du management industriel ?

Dans un décor où la part des machines sera de toute évidence encore plus importante qu’aujourd’hui, est-ce que la TPM née en 1971 sera un support important ou totalement obsolète ?

Pour fonctionner l’usine du futur aura besoin de beaucoup plus de fiabilité. Que la machine soit servie par un robot ou par un opérateur, elle a besoin de fonctionner sans à-coups ; l’opérateur peut prendre l’initiative d’un redémarrage en décidant de l’intervention ad hoc, qu’il soit présent ou à distance; le robot risque de ne pas prendre la même initiative, sauf à lui donner les capacités d’intelligence artificielle correspondantes, c’est à dire énormes et infaillibles. On est là dans un futur déjà plus lointain.

La maintenance restera nécessaire et probablement davantage programmée

Pour fonctionner l’usine du futur aura aussi besoin de beaucoup plus de fiabilité, humaine cette fois-ci. Les robots ont le même besoin d’attention : ils doivent rester « propres » et dans des environnements eux aussi propres pour fonctionner correctement. Il y a là encore place pour une maintenance autonome adaptée. Il n’est pas besoin de commentaires longs pour justifier des besoins de maintenance des nouvelles machines : quelles qu’en soient les formes, la maintenance restera nécessaire et probablement davantage programmée.

TPM